Surveiller la santé de son chien est absolument primordial pour son bien-être. Ainsi, regarder régulièrement l’état de sa peau, de ses poils, de ses dents ainsi que de ses oreilles est nécessaire afin de vérifier qu’il n’y a aucune infection.

La forme de l’oreille du chien varie considérablement d’une race à une autre. Cependant, elles se composent toutes d’un pavillon, ouvert manière frontale ou latérale, qui se porte dressé, semi-dressé ou tombant. Ce pavillon capte les sons et les conduit vers l’oreille interne jusqu’au tympan via le conduit auditif dont seule la partie externe est visible. Ainsi, si une infection des oreilles provient souvent d’un élément extérieur, un problème interne peut aussi causer des écoulements.

Certaines morphologies d’oreilles entraînent plus de risques de perte de fluides que d’autres. En effet, les chiens qui ont les oreilles pendantes souffrent fréquemment d’irritations de contact entre la peau de la joue et celle du pavillon. De plus, les chiens qui courent souvent dans les bois se blessent facilement les conduits auditifs et les pavillons en passant dans des buissons et des épineux. Quant aux races à poils longs, leur fourrure peut, elle aussi, provoquer des écoulements anormaux.

La nature du liquide

Lorsqu’un chien a l’oreille qui coule, il faut intervenir rapidement. Cette réaction naturelle de l’organisme n’est effectivement pas anodine et signale toujours un dysfonctionnement. Comme celui-ci se résout rarement de lui-même, plus le propriétaire attend pour soigner son animal, plus les conséquences sur sa santé seront graves.

Il existe principalement trois sécrétions auriculaires liquides chez le chien. L’écoulement du cérumen, un fluide plus ou moins épais d’une teinte brun clair et à l’odeur peu prononcée, est le plus fréquent. Le chien, tout comme l’humain, fabrique constamment cette substance pour protéger le conduit auditif et pour évacuer les corps étrangers qui auraient pu y entrer. Cependant, une production excessive de ce liquide et une odeur puissante sont anormales. Le pus, un fluide à la consistance crémeuse blanche ou jaune et très mal odorant, signale une infection sur le pavillon ou dans le conduit auditif du chien. En effet, le pus est exceptionnellement produit par l’organisme pour le débarrasser des bactéries et des microbes qu’il contient. Sa présence en abondance démontre donc qu’il y a une infection. Enfin, un écoulement de sang indique que le chien a une lésion importante dans l’oreille et que l’organisme ne parvient pas à la stopper, comme une surinfection ou une plaie ouverte récente.

Tout écoulement anormal, peu importe sa nature et son ancienneté, doit alerter le propriétaire. Ce phénomène préfigure bien souvent un problème plus sévère atteignant l’oreille de l’animal. Aussi, sans aucun soin, d’autres infections risquent d’apparaître et de faire empirer l’état de santé du chien. Un examen vétérinaire complet de l’animal permet de poser un diagnostic précis pour le soigner correctement sans attendre inutilement une aggravation des symptômes. Voir ici pour en apprendre plus sur les types d’écoulements auriculaires chez le chien.

Les symptômes liés aux oreilles qui coulent

Si l’écoulement soutenu de cérumen peut être bénin, il peut également être le premier indice d’une infection ou d’un problème grave. En effet, lorsque d’autres symptômes accompagnent des écoulements anormaux, il est important d’amener son chien chez son vétérinaire. Pour vérifier l’état de santé de son animal au préalable, il convient d’observer de près ses oreilles, mais aussi le reste de son corps afin d’estimer la gravité de la situation.

Avant de commencer l’examen, il faut prendre ses précautions. La zone de l’oreille peut être douloureuse au toucher. Aussi, si le chien souffre, il sera réticent à être manipulé, même par son maître. Il est alors impératif d’agir avec douceur et en sécurisant au maximum l’animal. Cette prudence s’avère indispensable pour limiter les risques de griffures ou de morsures instinctives. En outre, si le chien a très mal, mieux vaut confier son examen à un professionnel.

Le premier réflexe à adopter lorsqu’on ausculte son animal pour un problème d’écoulement de l’oreille est de déterminer si ce phénomène atteint une seule oreille ou bien les deux. Une plaie superficielle sur le pavillon ne cause pas de saignement des deux oreilles, par exemple. Si le chien marche en penchant la tête du côté de l’oreille infectée, il s’agit d’une maladie qui ne touche, là encore, qu’une seule oreille. Le gonflement de la base du pavillon ou de l’entrée du conduit auditif est encore un signe de dysfonctionnement de l’organisme du chien, tout comme la présence d’une masse, d’un kyste ou d’une irritation cutanée. Un animal qui se gratte frénétiquement les oreilles ou qui secoue fréquemment la tête indique une gêne sévère dans la partie interne du conduit.

Ces symptômes généraux peuvent être causés par différents facteurs : tumeurs, parasites, infections, lésions. L’association de plusieurs d’entre eux permettent parfois de poser un diagnostic fiable, mais l’expertise d’un vétérinaire est toujours préférable pour soigner efficacement un chien.

Que faire en fonction des symptômes ?

Lorsqu’on découvre un écoulement des oreilles chez son chien, quelques mesures s’imposent pour soulager l’animal avant d’aller chez le vétérinaire. Après un rapide examen général, il faut se consacrer à la zone infectée. Comme le chien n’a pas la possibilité de se laver cette partie du corps, il convient de le faire à sa place.

Essuyer délicatement l’oreille infectée grâce à un linge propre aide à mieux voir l’origine de l’écoulement. D’ailleurs, ce geste suffit souvent à régler le problème quand il s’agit d’une quantité peu abondante de cérumen. Un nettoyage grâce à un linge humide appliqué quelques secondes sur le pavillon et sur l’entrée du conduit auditif décroche les impuretés collées à l’oreille du chien et le soulage immédiatement. Un geste doux de l’intérieur vers l’extérieur de l’oreille fait sortir le liquide accumulé. En revanche, il ne faut jamais effectuer un mouvement rotatif dans le conduit, car cela risque de faire mal à l’animal et d’enfoncer profondément le résidu dans l’oreille. Se montrer attentif au contour de l’oreille est important. Laver les poils souillés par le fluide s’avère pertinent pour limiter la gêne du chien, mais aussi pour mieux comprendre d’où vient le liquide.

Lorsque l’animal saigne, poser une compresse pour stopper l’hémorragie est impératif. Sur les conseils du vétérinaire et en attendant de lui rendre visite, désinfecter la zone peut être utile pour ralentir la propagation de la maladie.

Prévenir les problèmes d’écoulements

La meilleure façon d’éviter que son chien ait les oreilles qui coulent est de les ausculter régulièrement et d’en prendre soin. De fait, la moindre négligence pour engendrer des douleurs et des infections. Certaines races sont particulièrement fragiles des oreilles. Les propriétaires de ces chiens doivent se montrer d’autant plus vigilants.

Maintenir les oreilles propres en les lavant délicatement une à deux fois par semaine permet de réduire les risques d’infections bénignes. De plus, épiler les poils qui se trouvent à l’entrée du conduit auditif peut aussi s’avérer efficace. En effet, un excès de poils peut bloquer l’auto-nettoyage de l’oreille et occasionner des bouchons de cérumen puis des infections de l’oreille interne. Cette situation se présente fréquemment chez les caniches et les bichons. En outre, les chiens dotés d’une fourrure épaisse ou de poils longs peuvent souffrir de gêne quand une fibre entre dans le conduit. Cette intrusion créée alors souvent des inflammations comme des otites.

Après le bain, le propriétaire doit toujours essuyer les oreilles de son chien, surtout si celui-ci a les oreilles tombantes, comme chez le cocker. La zone de contact du pavillon avec la peau de la joue peut provoquer une macération des tissus par manque d’aération, augmentant alors le risque d’infections des oreilles.

Une oreille qui coule chez le chien signale toujours un problème, externe ou interne. Les causes d’écoulements sont multiples : nettoyage trop intrusif (le coton-tige n’est pas un moyen adapté pour laver l’oreille de son chien), présence d’un corps étranger, infection bactérienne, maladie telle que la gale, tumeur ou lésion. Ainsi, un fluide nauséabond est, la plupart du temps, un des symptômes d’un mal important.

La nature et l’abondance du liquide permettent de mesurer la gravité de l’infection. Le cérumen indique ainsi un problème récent et superficiel qui peut bien souvent être réglé par un nettoyage correct. La présence de pus indique une lésion cutanée plus profonde et une infection des tissus. Il convient alors de trouver ce qui a incité l’organisme à produire ce fluide, car ce phénomène est grave et peut déboucher sur des saignements. Le saignement est d’ailleurs le stade est le plus critique puisque le l’organisme ne parvient pas à se défaire de l’infection.

Quel que soit le degré de gravité de l’écoulement des oreilles, dès qu’un nettoyage doit être effectué plusieurs fois par semaine, c’est qu’il y a un problème. Il faut alors prévenir son vétérinaire et suivre ses instructions.